Droits d’auteur

Avocate en droit d'auteur à Paris

Anna Simhon, l’avocate parisienne qui protège et valorise vos créations

J’accompagne auteurs, créateurs, entreprises et professionnels dans la protection, l’exploitation et la défense de leurs œuvres, en lien avec les enjeux de propriété intellectuelle, médias et numérique.

Forte de plus de cinq ans d’expérience au sein du cabinet international DLA Piper, j’interviens sur des problématiques complexes à forts enjeux juridiques, économiques et stratégiques.

Approche : une lecture à la fois juridique et opérationnelle de vos projets. Anticiper les risques. Structurer vos droits. Vous permettre d’exploiter vos créations avec sécurité et efficacité.

Mes prestations en droit d'auteur à Paris

rédaction de contrat de droit d'auteur

Rédaction de contrats spécifiques

Je vous accompagne pour la rédaction de contrats d'artistes, de production, co-production, de représentation, d'édition, de co-édition, d'adaptation audiovisuelle, de commande et autres contrats impliquant la cession de droits d'auteurs.

Rédaction de cessions de droits d'auteur

Je structure vos cessions de droits avec précision (durée, territoire, supports, rémunération) afin de préserver vos intérêts et éviter toute exploitation non maîtrisée.

constitution de dossiers probatoires

Constitution de dossiers probatoires

Je vous accompagne dans la constitution de preuves solides (archives, croquis, modèles, dépôts horodatés, enveloppes Soleau, constats) pour établir votre antériorité et défendre efficacement vos droits.

Valorisation, défense & conseil en protection des droits d'auteurs

Je vous conseille de manière stratégique pour protéger, valoriser et défendre vos créations, tout au long de leur exploitation et face aux éventuelles atteintes.

En résumé, Maître Anna Simhon vous accompagne :

  • En amont de vos projets, pour protéger vos créations, structurer vos droits et sécuriser leur exploitation dès l’origine.
  • En phase d’exploitation, afin d’encadrer vos contrats de propriété intellectuelle (cession, licence, collaboration) et valoriser vos œuvres dans un cadre juridiquement sécurisé.
  • En précontentieux et contentieux, pour défendre vos droits en cas d’atteinte (contrefaçon, utilisation non autorisée) et obtenir une réparation adaptée à vos enjeux.

Quizz : vos droits sont-ils bien protégés ?

Répondez à ces quelques questions pour évaluer, en une minute, le niveau de sécurisation juridique de votre œuvre.

1. Avez-vous signé des contrats pour exploiter votre œuvre ?

2. Avez-vous une preuve de création datée ?

3. Votre œuvre est-elle diffusée en ligne ou sur les réseaux sociaux ?

4. Travaillez-vous avec des partenaires (marques, producteurs, clients, éditeurs) ?

Droit d'auteur : ce que protège la loi

Le droit d’auteur ne protège pas les idées, uniquement  la manière dont elles sont est exprimées.

Autrement dit, dès lors qu’une création porte l’empreinte de la personnalité de son auteur, elle entre dans le champ de la protection. Mais encore faut-il comprendre précisément ce qui est protégé, comment… et avec quelles limites.

Qu’est-ce qu’une œuvre protégée ?

Une œuvre est protégée dès sa création, sans formalité, à condition d’être originale (Article L111-1 du Code de la propriété intellectuelle (CPI). L’originalité est le critère central : elle suppose un apport intellectuel propre à son auteur.

Sont notamment protégés, selon les articles L112-1 et L112-2 CPI :

  • Les textes (articles, livres, scénarios)

  • Les œuvres audiovisuelles (films, jeux vidéos, contenus digitaux)

  • Les créations graphiques (logos, illustrations, designs)

  • Les œuvres musicales

  • Les photographies

En revanche, ne sont pas protégés :

  • Les idées, concepts ou méthodes

  • Les informations brutes

  • Les styles ou tendances

L’enjeu est donc clair : ce n’est pas ce que vous créez qui est protégé, mais la façon dont vous le créez.

Durée de protection et titularité des droits

Le droit d’auteur repose sur un équilibre entre deux catégories de droits complémentaires.

1. Les droits moraux, attachés à la personne de l’auteur (Articles L121-1 à L121-9 CPI), qui sont inaliénables, imprescriptibles et perpétuels. Ils permettent notamment :

  • De revendiquer la paternité de l’œuvre (droit au nom)

  • De s’opposer à toute dénaturation ou modification (droit au respect)

  • De décider de la divulgation de l’œuvre

2. Les droits patrimoniaux, liés à l’exploitation économique
(Articles L122-1 à L122-12 CPI). Ils peuvent être cédés, licenciés ou négociés et couvrent :

  • Le droit de reproduction (Article L122-3 CPI)

  • Le droit de représentation (Article L122-2 CPI)

  • Le droit d’adaptation (Article L122-4 CPI)

Toute exploitation sans autorisation constitue une contrefaçon (Article L335-2 CPI). C’est sur ces droits que repose toute la logique contractuelle. Un encadrement imprécis peut entraîner une perte de contrôle sur l’exploitation de votre œuvre.

À ne pas confondre avec les droits voisins, qui protègent quant à eux les artistes-interprètes, producteurs et autres acteurs de la diffusion d’une œuvre — des droits distincts mais qui se cumulent souvent avec le droit d’auteur, notamment en matière musicale ou audiovisuelle.

En bref, le droit d’auteur permet de :

  • Protéger vos créations originales dès leur création, sans formalité, dès lors qu’elles portent votre empreinte personnelle.
  • Contrôler l’exploitation de votre œuvre grâce aux droits patrimoniaux (reproduction, diffusion, adaptation).
  • Préserver votre lien avec l’œuvre via les droits moraux (paternité, respect, divulgation), perpétuels et inaliénables.
  • Encadrer juridiquement toute utilisation de votre création : toute exploitation sans autorisation constitue une contrefaçon.

Vous créez, publiez ou exploitez une œuvre : voici les erreurs à éviter

En droit d’auteur, les erreurs ne sont pas toujours visibles immédiatement.
Elles apparaissent souvent au moment où votre œuvre commence à circuler, à être exploitée… ou à générer de la valeur.

Et c’est précisément à ce moment-là que les conséquences peuvent devenir critiques.

Utilisation non autorisée, copie, plagiat

La mise en demeure constitue, dans de nombreux cas, la réponse la plus efficace et proportionnée.

Elle permet de :

  • faire constater formellement l’atteinte,

  • exiger le retrait ou la cessation de l’utilisation litigieuse,

  • encadrer juridiquement les échanges,

  • ouvrir la voie à une résolution amiable rapide.

Rédigée avec précision, elle évite les approximations, renforce votre position et peut suffire à régler le litige sans procédure judiciaire.

Des contrats mal rédigés

En droit d’auteur, tout se joue dans le contrat. Une œuvre peut être parfaitement créée… et pourtant juridiquement inexploitable si les droits sont mal encadrés.

Je vois revenir certaines situations reviennent systématiquement :

  • Absence totale de contrat avec un collaborateur, un client ou un partenaire

  • Cession de droits trop vague (durée, territoire, supports non définis)

  • Confusion entre cession de droits et licence d’exploitation

  • Oubli d’encadrer les usages futurs (adaptation, diffusion, international)

Les conséquences sont alors immédiates :

  • impossibilité de diffuser ou commercialiser l’œuvre

  • contestation des droits par un partenaire

  • blocage d’un projet en cours d’exploitation

  • perte de revenus ou dépendance contractuelle

Le bon réflexe à avoir ? Penser votre contrat comme un outil stratégie, qui vous permet de contrôler, exploiter et valoriser votre création dans la durée.

Diffusion en ligne et réseaux sociaux

La diffusion digitale donne une illusion de liberté. C’est une réalité, mais elle multiplie les risques. Publier une œuvre en ligne, c’est :

  • Exposer votre création à des utilisations non autorisées

  • Diffuser potentiellement des contenus dont vous ne maîtrisez pas les droits

  • Engager votre responsabilité en cas d’atteinte aux droits d’un tiers

Or, une multitude d’erreurs sont fréquentes :

  • Publier une œuvre sans avoir sécurisé tous les droits

  • Utiliser des contenus tiers (images, musiques, vidéos) sans licence adaptée

  • Collaborer avec des marques ou partenaires sans cadre contractuel

Le bon réflexe : sécuriser vos droits avant toute diffusion, surtout en ligne.

Négliger la preuve de création

Créer une œuvre ne suffit pas. Encore faut-il pouvoir prouver que vous en êtes l’auteur. Beaucoup de créateurs négligent cet aspect, pensant que la publication suffit. Or, en cas de litige, la preuve devient centrale.

Le risque principal réside dans votre impossibilité de prouver vos droits. Le bon réflexe : constituer des preuves solides (dépôt, horodatage, enveloppe Soleau, constats).

Ne pas anticiper la valorisation de son œuvre

Enfin, une erreur plus stratégique consiste à se concentrer uniquement sur la création… sans anticiper son exploitation.

Cela se traduit souvent par :

  • Des droits cédés trop largement, sans contrôle

  • Une mauvaise négociation des conditions financières

  • Une perte de maîtrise sur les usages futurs de l’œuvre

Le risque majeur est une perte de contrôle sur votre création. Le bon réflexe, c’est de
penser votre œuvre comme un actif à protéger et à valoriser dès le départ.

Ne pas faire appel à un avocat spécialisé en droit d'auteur

C’est l’erreur la plus coûteuse… parce qu’elle est invisible au départ. Sans accompagnement, vous ne avancez à l’aveugle et jetez la pièce en l’air, en espérant qu’elle retombe du bon côté.

Les risques ? Droits mal définis, contrats imprécis, exploitation mal encadrée. Résultat : perte de contrôle, blocage de diffusion, manque à gagner.

Faire appel à Maître Anna Simhon, c’est changer de logique et réaliser un audit de propriété intellectuelle qui permet de poser le diagnostic. Vous utilisez alors le droit comme un levier, qui a pour objectifs :

  • Sécuriser vos droits dès la création

  • Structurer des contrats clairs et exploitables

  • Valoriser votre œuvre dans la durée

  • Anticiper les risques avant qu’ils ne deviennent des litiges

Foire aux questions

J’ai publié mon œuvre en ligne : suis-je automatiquement protégé ?

Oui, en principe, une œuvre est protégée dès sa création, sans formalité. Mais en pratique, la difficulté réside dans la preuve : pouvoir démontrer que vous êtes bien l’auteur et à quelle date l’œuvre a été créée.
Sans preuve solide, la protection devient difficile à faire valoir en cas de litige.

Plusieurs moyens existent : enveloppe Soleau, dépôt auprès d’un organisme, horodatage numérique ou constats.

L’important est de pouvoir démontrer une antériorité certaine en cas de contestation.
Un accompagnement juridique permet de choisir la stratégie de preuve la plus adaptée à votre activité.

Non, citer l’auteur ne suffit pas. Sauf exception légale (courte citation, parodie, etc.), toute utilisation nécessite une autorisation préalable. En cas d’utilisation non autorisée, vous vous exposez à une action en contrefaçon.

La cession transfère les droits de manière plus large et durable.

La licence autorise simplement une utilisation encadrée, sans transfert de propriété.

Le choix entre les deux dépend de votre stratégie d’exploitation et de votre volonté de conserver le contrôle sur votre œuvre.

Pas nécessairement. En droit français, l’auteur reste en principe titulaire des droits, sauf exceptions spécifiques (logiciels notamment).

Les conditions d’exploitation dépendent du contrat signé avec l’employeur ou le client.

La première étape consiste souvent à envoyer une mise en demeure pour faire cesser l’atteinte.

Si nécessaire, une action judiciaire peut être engagée pour obtenir réparation. La réactivité est essentielle pour limiter la diffusion et le préjudice.

La question est encore en évolution. En principe, la protection suppose une création humaine originale.

Lorsque l’IA intervient, il faut analyser le degré d’intervention humaine pour déterminer si une protection est possible.

Oui, dans certains cas, notamment via le droit des marques.

Protéger un titre peut être stratégique pour éviter toute confusion et valoriser votre projet. Une recherche d’antériorité est toutefois indispensable avant tout dépôt.

J’intervient en tant qu’avocate en droit des marques à Paris, et accompagne ses clients dans l’ensemble de leurs problématiques en propriété intellectuelle en Île-de-France (Paris, Boulogne-Billancourt, Neuilly-sur-Seine, Levallois-Perret, Vincennes, Saint-Mandé, etc.).

Je conseille aussi bien des entrepreneurs, startups, PME que des sociétés établies, notamment pour le dépôt, la protection et la défense de leurs marques.

Basée à Paris, j’opère également à distance sur l’ensemble du territoire français, en proposant un accompagnement réactif et adapté à chaque situation.

N’hésitez pas à me contacter pour échanger sur votre projet ou votre problématique.

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